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Exposition à Marseille du 18 au 21 octobre au CMCI Patrimoine industriel entre terre et mer A Network of Ecomuseums on the Mediterranean Sea Projet Patrimoine Industriel Entre Terre et Mer Cap a una xarxa europea d’Ecomuseus Programme du séminaire international à Théssalonique A propos de ce site vernissage de l’exposition itinérante à Marseille, le 18 octobre 2005 visite du site Littoral varois Première réunion plénière de mai 2003 Heritage Between Land and Sea Var’s coast visit Patrimoni industrial entre terra i mar, cap a une xarxa europea d’Ecomuseus Patrimoine industriel entre terre et mer Agenda Circulation de l’exposition en France en 2006 Symposium international programme européen CULTURE 2000 A propos de l’exposition itinérante Littoral varois, visite du 5 mars 2006 L’enjeu Fonctionnement hydraulique du Rhone
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vernissage de l’exposition itinérante à Marseille, le 18 octobre 2005
Introduction au vernissage de l’exposition itinérante « patrimoine industriel entre tere e tmer, pour un réseau d’écomusées « à Marseille, au CMCI, le 18-10-2005 O. Jacquemin
Panneau de la Roumanie
Site de Sulina
Nous sommes heureux de présenter aux députés européens, souvent plus engagés sur le chantier legislatif, le travail concret d’un projet de coopération européenne dans le secteur de l’éducation et de la culture.Nous en sommes d’autant plus heureux, qu’en qualité d’association, Maltae, le partenaire français de ce projet , organisation non gouvernementale, a conscience de répondre à cette aspiration exprimée par la commission européenne et le parlement de ne pas seulement construire une europe des nations mais d’ouvrir ici un espace d’expression de societé civile. ![]() Cette exposition qui a engagé son itinérance à Turku depuis le 16 septembre ouvre ici à Marseille le 18 octobre une itinérance propre aux partenaires francais et bientôt, à la fin du mois elle sera à Thessalonique pour se poursuivre en Roumanie, en Catalogne, au Portugal, en Sardaigne et enfin à Venise. Si le sujet du réseau des écomusées du patrimoine industriel littoral peut paraître à priori un peu spécialisé, il s’agit en fait d’une problématique large, sociétale : On le sait, les littoraux accueillent bientôt plus de 50 % de la population mondiale ; la question de comment l’ère post industrielle réfléchit et œuvre à préserver les traces qu’elle souhaite laisser de l’époque de la grande industrie et celle des reconversions des friches qu’elle a laissé concernent tous les territoires, et les zones littorales, d’autant plus fragiles, servent de laboratoire. Dans un contexte contemporain d’une pression démographique qui fait de la consommation du foncier la principale industrie, les destructions s’accelèrent et l’équilibre entre mémoire et développement délicat à concilier. Un autre problème auquel sont confrontées les logiques de reconversions des friches industrielles est de trouver une alternative à des vocations muséales : La réflexion menée sur le littoral varois sous le terme « du territoire pour écomusée » incite à penser polyfonctionnalité au delà des logiques de musées et de sites protegés. C’est une des lecons de l’histoire industrielle du littoral varois, héritage auquel nous avons donné le nom de fertilités croisées. Chaque site devant dans sa reconversion trouver le moyen d’y intégrer le projet culturel de laisser l’accès à son histoire. L’étude de l’histoire industrielle du littoral varois et de PACA nous a conduit à cette première reconnaissance, celle qui renforce l’identité euroméditerranéenne, sur l’axe Nord Sud, d’une part dans la relation privilégiée avec les rives Sud méditerranéennes, à différents moments de son histoire, celle de la colonisation, celle de l’accueil des rapatriés d’Algérie, celle des grandes migrations, l’accueil d’une main d’œuvre nécessaire aux chantiers de la grande industrialisation et celle de l’accueil saisonnier des populations d’Europe du Nord ; Une autre lecon du territoire littoral varois est dans cette existence d’un passé agricole qui donne une couleur « verte » , autre que la représentation stéréotypée de l’industrie portuaire ou des chantiers navals : pourtant, les actuelles crises de l’horticulture ou celle annoncée de la viticulture ont pour héritage un passé d’une agriculture maraichère florissante sur des dizaines de milliers d’hectares de culture de plein air et de serres. Comment maintenir une agriculture, renouvelée, dans un tel contexte de pression spéculative est donc aussi au cœur de ce sujet de l’héritage industriel littoral. Enfin, un message commun à tous les pays est que faire connaître l’histoire industrielle, c’est transmettre la mémoire des hommes au travail, bien connus et étudiés sous l’angle de l’oppression et des rapports de force, mais dont il convient aussi de reconnaître, en ces temps d’individualisme et de chômage, comme un ensemble de valeurs positives : celle du sens collectif, celle du plaisir du travail, celle de la fierté du travail bien fait, du bel ouvrage commun. L’exemple du chantier d’un navire suffit à évoquer cet état de fait. Le sujet est aussi celui de l’intelligence de l’homme en industrie dans son territoire cette intelligence de la bonne économie, du non gaspillage, le savoir faire d’un usage économe où l’eau était recyclée jusqu’à sept fois avant d’être rendue à la nappe, était celle de l’art de l’eau, une culture de l’eau propre à la Provence et aux pays mediterranéens, l’art de faire avec, entre le trop et le trop peu ... L’objectif de maintenir une polyactivité du territoire, intégrant sa propre dimension écomuséale donne un projet pour une agriculture qui ne se cherche pas seulement une survie comme une ferme école ou un site écomuséal, mais une agriculture dont la vocation nourricière intègre une dimension culturelle, un projet de culture du territoire partagé, où la manière d’être vis-à-vis de la terre, la connaissance de la terre, le bon sens paysan soient considerées comme des richesses territoriales, des valeurs immatérielles à transmettre. En terme de culture, ce sont aussi les valeurs de créativité et d’innovation, la culture d’entreprendre qui devient un enjeu d’éducation, y compris dans l’économie de la connaissance où l’on voit émerger, à coté des logiques de compétitivité, les mutualisations de l’économie solidaire au service de l’intelligence collective. En conclusion, l’histoire industrielle de la Seyne sur Mer, des chantiers navals et de l’exploration sous marine des cabliers avait par voie de mer relié le littoral varois au monde entier et particulièrement aux rives sud méditerranéennes. Sur le constat que la capacité de projet des hommes est la première ressource, leur capacité d’inventer pour s’adaptater aux contextes nouveaux et aux mutations de plus en plus rapides, la culture de la spiruline, telle qu’elle est exlorée au lycée agricole d’Hyères, même si ce n’est pas encore à l’état industriel, est pour nous la meilleure démonstration d’une reconversion réussie, fertilisant en les croisant un double héritage : celui de la relation au sud et celui de l’agriculture. Un symposium international prévoit en février prochain d’élargir cette dynamique de coopération à d’autres pays ; nous souhaitons, pour "coller" à l’histoire, que cet élargissement se fasse en direction des pays des autres rives méditerranéennes, nous appelons de nos vœux que ce projet de coopération dans sa deuxième phase, dépasse la mutualisation des états des lieux juxtaposés et l’échange sur les bonnes pratiques, que les effets de synthèse aient lieu et que le projet apporte la valeur ajoutée de contribuer à une histoire européenne d’un littoral industrieux.
M Villard présente les recherches sur la culture de la spuruline
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