|
Dans ce grand jardin en bord de mer, une forme rare de ruralité maritime se dégage encore, de manière exceptionnelle mais tangible, sur cette région littorale. Elle n’est pas suffisamment perçue comme un patrimoine à valoriser, et elle risque, de par sa très grande vulnérabilité, de disparaître irrémédiablement, dans un futur proche. Sa sauvegarde et sa mise en valeur, en tant qu’atout important pour le tourisme culturel, constituent un axe de réflexion pertinent pour les nouveaux génies territoriaux entre terre et mer.
Le défi pour le littoral varois est de sortir d’un schéma où s’opposeraient développement économique et protection de l’environnement. Depuis le fond des temps, la variation du trait de côte est liée aux changements climatiques. Ces derniers ouvrent un champ de recherche incontournable qui concerne l’ensemble des littoraux. Une réflexion prospective s’impose sur le contrat que les civilisations euro-méditerranéennes ont à passer entre la technique et l’environnement. Cela exige pour les acteurs de ces territoires la mobilisation de leurs capacités collectives d’anticipation et de réactivité dans l’objectif de maintenir ces grands équilibres. C’est le socle d’une pédagogie de l’écocitoyenneté pour l’apprentissage de d’adaptation à travers le projet écomuseal. Anticiper, dans la perspective des mutations foncières à venir, est primordial. Le littoral ne souffrirait pas le démantèlement des grands domaines patrimoniaux qui constituent les dernières fenêtres ouvertes sur la mer, tel le grand Hôpital de San Salvadour, à Hyères, propriété des Hôpitaux de Paris.
Panneau de 5 documents iconographiques.
|