La découpe de la côte et la richesse de ses abris ont inscrit les îles d’Hyères sur les routes maritimes. Le littoral varois présente la figure singulière d’une proue euro-méditerranéenne. On y trouve une qualité des eaux et des fonds marins exceptionnels, avec des fosses de plus de 1000 m de profondeur et une rade de 30 000 hectares, de 0 à moins 40 m, accessibles à l’homme.
Depuis le moyen âge, les rades de Toulon et de Hyères, indissociables, s’aménagent en "amphithéâtres de la guerre". Au brassage des communautés de marins, dont celles des ports militaires, Brest et Toulon, des deux façades atlantique et méditerranéenne, s’ajoutent les migrations alpines, italiennes, ... qui répondent à « l’appel de la côte ». Elles nourrissent, dés 1830, le double chantier de la ville et de l’activité agricole.
A partir du XIXe siècle, les presqu’îles, îles et îlots s’artificialisent : à Toulon, le fleuve Las est détourné pour loger l’Arsenal et ses bassins de radoub. A Hyères, le cours du fleuve Roubaud est dévoyé pour assécher le marais et permettre la création d’un salin industriel aux Pesquiers. Ainsi, fruit de la sédimentation des fleuves, le double tombolo de Giens devient outil à son tour en 1848.
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