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La diversité des industries qui se développent autour des rades de Toulon et d’Hyères, à partir du milieu du XIXe siècle, est en elle-même source de richesse.
Dès la disparition des galères en 1748, 2.000 bagnards travaillent à l’Arsenal de Toulon, qui emploiera jusqu’à 6.000 ouvriers. Sous Napoléon III, le petit chantier naval privé de la Seyne-sur-Mer devient, le grand chantier des Forges et Chantiers de la Méditerranée. 8.000 ouvriers construisent pour les flottes militaires et marchandes du monde entier. La relation privilégiée du littoral varois avec les rives sud de la Méditerranée se lit dans les noms des bateaux.
Alors qu’à partir de 1848 l’activité salinière s’industrialise à Hyères, le baron Haussmann, Préfet du Var, inventorie « la richesse industrieuse » des 20.000 ha de la plaine agricole.
L’une des richesses territoriales est celle, sociale, de la cohabitation des paysans pêcheurs et des paysans ouvriers des chantiers navals, avec un mouvement de grands industriels venus investir dans l’eldorado de la Côte d’Azur.
En 1857, un ingénieur anglais exploite les mines de cuivre du Pradet, tandis que l’industriel belge F. Fournier, qui a fait fortune dans les mines d’Amérique latine, investira dans le foncier pour offrir à sa femme en 1912 l’île de Porquerolles. Depuis 1994, le site de la mine a été racheté par le Conservatoire du Littoral et une galerie accueille un musée de la mine. Une nouvelle étape de la reconversion du site est en projet, pour valoriser les atouts environnementaux du massif de la Colle Noire, en belvédère sur la mer, conciliant la thématique du souterrain et l’ouverture sur la mer.
Panneau de 5 documents iconographiques.
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