Dans une région marquée par la présence d’une importante exploitation minière, le Sulcis Iglesiente Guspinese est apparu comme un territoire caractérisé par la plus large diffusion et par la consistance des gisements de plomb, zinc, cuivre, argent, étain et fer ; il s’est affirmé, au cours des temps, comme l’un des plus importants districts de ce type en Europe occidentale. En dehors des mines métalliiques, l’exploitation des gisements de baryte, d’argile et surtout de charbon a joué également un rôle notable.
Parmi les solutions techniques auxquelles on a eu recours dans les exploitations insulaires, l’une des plus intéressantes a été le dispositif de chargement des minerais mis au point par la Société de la Vieille Montagne, en 1924, d’après un projet de son directeur technique, Cesare Vecelli.
Entre deux galeries superposées, creusées dans la roche, furent aménagés de grands silos, approvisionnés par la galerie supérieure et pourvus de trémies mécaniques. A partir de celles-ci le minerai était chargé dans la galerie inférieure sur un tapis roulant qui, grâce à un appontement mobile, rejoignait directement les cales des navires de commerce ancrés à cet endroit. L’auteur du projet baptisa sa réalisation du nom de sa fille aînée, Flavia.
La dispersion sur tout le territoire du Sulcis Iglesiente e Guspinese des marques laissées par les exploitations minières rend complexe la gestion de leur évolution vers l’état de friches, gestion qui doit prendre en compte la sauvegarde des installations et des galeries, l’assainissement des décharges et la mise en sécurité des excavations.
Dans la zone littorale du Sulcis Iglesiente Guspinese, ont été réalisés des systèmes complexes d’extraction, de traitement et d’expédition du minerai. Dans un contexte environnemental et paysager qui comporte les falaises de Buggeru et de Canalgrande, les criques de Cala Domestica et de Masua, les zones sableuses et les systèmes dunaires de Fontanamare et de Piscinas, plusieurs ouvrages de l’ingénierie minière continuent à porter témoignage du niveau élevé d’évolution qui a été atteint dans cette région de l’ile. Parmi les exploitations côtières on rappellera de façon synthétique les mines d’Ingurtosu et de Gennamari, de Buggerru et de Planu Sartu, d’Acquaresi et de Canalgrande, de Masua et de Nebida.
L’état de conservation de plusieurs tracés ferroviaires et de nombreux appontements, abandonnés à un destin qui semblait inévitable, rend ardue toute tentative de réhabilitation de leur structure en vue d’en autoriser une réutilisation limitée à l’attraction que constitue l’unique bilancella encore en état de naviguer